Psychologue Clinicienne

Pauline D'ANTONA 

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Quelques idées reçues sur les psychologues, à démentir :

  • « Un psy, c’est pour les fous » : La folie est une notion bien difficile à définir cliniquement, et si elle est souvent utilisée dans le langage courant, elle n’est que peu utilisée dans la bouche d’un psychologue. On parlera plus facilement de difficultés, de souffrance qui peuvent « rendre fou » comme le dit l’expression, mais qui peuvent surtout arriver à tout un chacun. On peut tous, un jour, souffrir, éprouver une difficulté ou simplement ressentir le besoin de se connaitre mieux, de se comprendre. Un psy, c’est donc pour toute personne qui en ressent le besoin.
  • « Un psy, ça ne sert à rien » : L’action du psychologue n’est pas aussi palpable que celle d’un médecin, ou d’un autre professionnel du secteur médical ou paramédical, qui fonctionnent sur un mode « action-réaction ». Pour autant, l’aspect positif de l’intervention du psychologue s’étale sur du plus long terme. Elle est donc plus difficilement visible, car non immédiate mais bien réelle. Une démarche volontaire de rencontrer un psychologue n’est donc pas vaine, comme l’atteste la récente reconnaissance de la profession de psychologue au code de la santé publique (CSP : Nouvel article L.3221-1 du CSP : « La politique de santé mentale comprend des actions de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation et de réinsertion sociale. Elle est mise en œuvre par des acteurs diversifiés intervenant dans ces domaines, notamment les établissements de santé autorisés en psychiatrie, les médecins libéraux, les psychologues et l’ensemble des acteurs de la prévention, du logement, de l’hébergement et de l’insertion. »).
  • « Un psy reste muet » : La rencontre avec un psychologue se fait dans l’échange, celui-ci questionne, répond, explique afin que la personne puisse prendre conscience de son fonctionnement et puisse cheminer.

  • « Un psy sait tout de vous, il peut analyser tout ce qui se passe dans votre tête » : Le psychologue n’est pas un magicien, il travaille avec ce que vous lui amenez, en l’occurrence votre discours, votre récit. Il peut percevoir certains éléments que vous ne dites pas, il pourra alors vous poser des questions au regard de ce qu’il perçoit, mais vous restez l’acteur de votre suivi, vous restez la personne qui vous connaissez le mieux. Le psychologue n’est alors qu’un miroir parlant qui peut vous amener plus loin dans la découverte de vous-même.

"Les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d'un individu sont celles qu'il découvre lui-même et qu'il s'approprie"*

*Carl Rogers

  • « Un psy peut prescrire des médicaments » : Le psychologue n’est pas médecin. Il n’est donc pas habilité à effectuer des diagnostics ni prescrire de médicaments.

  • « Un psy est en contact avec le médecin traitant et peut lui parler de moi » : Le psychologue peut être en contact avec d’autres professionnels qui vous suivent (médecins, assistants de service social, école, etc.), et notamment le médecin traitant qui vous a orienté. Toutefois, ce lien n’est possible qu’avec votre accord, et dans le respect du secret professionnel auquel le psychologue est soumis. Le contenu des entretiens ne pourra être révélé.